Financer une formation

Réforme de la formation professionnelle : mise en place depuis le premier janvier 2015

Transformation du DIF en Compte Personnel de Formation (CPF)

Le Compte Personnel de Formation ouvert à tous les actifs dès 16 ans (salariés, chômeurs, apprentis…), suivra le salarié tout au long de sa vie professionnelle. Il pourra accumuler jusqu’à 150 heures de formation (20 heures par an les six premières années, ensuite 10 heures par an les trois années suivantes). Les droits acquis suivront le salarié en cas de changement d’employeur et conservés durant les périodes de chômage. Le CPF peut faire l’objet d’abondement si le nombre d’heure accumulé est insuffisant pour suivre une formation. Les heures de DIF déjà acquises par les salariés seront transférées dans le CPF.

Le compte personnel de formation peut servir à financer des formations permettant d’acquérir des compétences attestées (qualification, certification, diplôme) en lien avec les besoins de l’économie.

Le CIF est maintenu pour les formations plus longues

Le principal changement est que les entreprises ne verseront plus qu’à un seul OPCA leurs contributions au titre du CIF, de la professionnalisation et du CPF (Compte Personnel de Formation).  Les Fongecif ne seront plus collecteurs mais continuerons à gérer les fonds CIF et seront toujours les interlocuteurs des salariés pour les demandes de financement de projet de formation.

Entretien professionnel tous les 2 ans

Tous les deux ans, chaque salarié devra avoir un entretien sur sa formation. L’objectif est de mieux apprécier l’évolution des compétences des salariés et de favoriser leur progression professionnelle.

Création d’un conseil en évolution professionnelle (CEP)

La loi de sécurisation sur l’emploi crée une nouvelle prestation nommée le « Conseil en Evolution Professionnelle » qui aura pour vocation un accompagnement local des salariés.

Modification de la contribution pour les entreprises

L’accord met en place une contribution unique et obligatoire pour toutes les entreprises quel que soit leur effectif. Le montant sera de 0,55 % de la masse salariale pour les entreprises de moins de 10 salariés et 1 % de la masse salariale pour les plus de 10 salariés.